Les drones au service des animaux

Aujourd’hui, le débat sur l’utilisation des drones reste ouvert. Nous en sommes qu’aux prémisses bien qu’au fil des mois, les discussions s’alimentent d’arguments anti et pro drones. Le sujet est très vaste et cette semaine, c’est l’initiative d’une association australienne luttant contre la violence faites aux animaux, qui tend à faire pencher la balance en faveur de l’utilisation des drones.

Mark Pearson, président de « Animal Liberation Society », est un fervent défenseur des animaux, condamnant toutes violences faites sur nos amis les bêtes. Avec son association, il a décidé d’utiliser les fonds récoltés par les donations afin d’acheter un hexacoptère d’une valeur de 14 000£ (soit environ 10 000 €). L’idée ? Pouvoir surveiller les élevages fermiers et la gestion des troupeaux à travers l’Australie. Ainsi, quelques membres de l’association ont reçus un entraînement spécial afin de piloter aisément ces engins volants. L’initiative fait beaucoup parlée d’elle dans ce pays où l’élevage ovin (moutons) et avicole (volaille) représentent une activité capitale et où de récentes images montrant des dindes massacrées salement ont choquées les australiens.

Mark Pearson de l’Association pour la Libération des Animaux et son drone.

Mais a-t-on le droit de tout surveiller avec des drones ?

Pour l’instant, la législation australienne reste très succincte sur le sujet, tout comme l’Europe par ailleurs. Il s’agit simplement de ne pas voler à moins de 10 mètres du sol et de ne pas filmer à l’intérieur des maisons. Plus concrètement, ce vide juridique permet à l’association de vérifier si un producteur élève bien ses poules en plein air comme il le prétend ou de géolocaliser une bête ou un troupeau en train de mourir afin qu’il soit secouru. A terme, Mark Pearson pense surveiller les éleveurs maltraitant les moutons, notamment ceux qui pratiquent le « mulesing », pratique consistant à couper la queue des moutons pour des raisons d’hygiène.

Bien qu’ils ne soient pas contre l’initiative, certains fermiers s’inquiètent de l’atteinte à la vie privée alors que le commissaire australien chargé de la vie privée invite au débat public sur ces nouvelles technologies intrusives.

Le futur des drones : Big Brother ou Défense Nationale ?

Pour rappel, l’Australie est un pays exemplaire concernant les questions de l’utilisation de drones de surveillance. Il a été le premier pays à créer des lois sur la question en 2002 et bien que les discussions fassent débat à travers le pays, les politiques ne sous-estiment pas ces nouvelles technologies que sont le FPV à travers les hélicoptères, quadricoptères et autres hexacoptères… à suivre.

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2 réponses à Les drones au service des animaux

  1. Fabien dit :

    Sujet très intéressant, perso je pense qu’il faut utiliser les drones pour surveiller le bétail mais pas pour surveiller les gens, plutôt faire des contrôles réguliers dans les élevage.

  2. Cyrile dit :

    Je pense que les drones peuvent être utile pour les agriculteurs ou pour la surveillance, par contre je suis totalement contre les horreurs faites par les drones de guerre ….
    C’est un lourd sujet à débat

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