Test de l’ART Tech K-22

?Son nom, K22, est un hommage au fameux V22 Osprey et toutes ses variantes, qui a pour particularité de décoller comme un hélicoptère avec des rotors à la verticale, puis de devenir un avion en abaissant les hélices pour les passer à l’horizontale.

Semi-maquette ?

Plutôt que de réaliser une copie conforme du V22, Art-Tech a choisi de jouer la carte du vintage. L’appareil s’apparente à une maquette, avec un look plutôt soigné, et un pilote de type cartoon assez réussi. Au final, le K22 ressemble à un prototype réalisé par un savant fou dans son garage. Savant fou qui se retrouve par ailleurs aux commandes de son engin ! Comment ça marche ? L’appareil repose sur deux birotors situés au bout d’une armature transversale. Lorsque les rotors sont à la parfaite verticale, le K22 monte. Lorsqu’ils sont légèrement inclinés vers l’avant, il avance. Inclinés vers l’arrière… ok, vous avez compris. Lorsque l’un des deux est incliné vers l’avant et l’autre vers l’arrière, l’hélicoptère tourne sur lui-même. Ces deux rotors sont donc à l’origine de tous les mouvements dont est capable le K22 : monter / descendre, avancer / reculer, rotation à droite / gauche. Les hélices sont grandes : leur diamètre atteint 35 cm. Les pales se touchent presque aussi dessus du centre de gravité du K22, elles ne sont séparées que par 4 petits millimètres. L’envergure de l’appareil est donc de 4 mm plus deux fois 35 cm, soit 70,4 cm !

La longueur atteint quant à elle 42 cm, et la hauteur 16 cm. Pour compléter la feuille de renseignements, sachez que le poids, batterie comprises, est de 260 grammes. Un train d’atterrissage permet à l’appareil de rouler au sol, le fameux « taxiing » qui se pratique avec les gaz à puissance réduite. Fait de trois patins munis de vraies roulettes, ce train se révèle à la fois très solide, capable d’encaisser les chocs d’atterrissages violents, et esthétiquement réussi. Un bon point ! Première constatation : les deux moteurs (180 carbon) ont la pêche ! Voilà qui augure de vols rapides et survitaminés. Les autres commandes pilotent les deux servos, situés juste à côté du centre de gravité du K22, ils agissent sur l’inclinaison des rotors. L’équilibre est assuré par des barres de Bell (une sur chaque rotor), et le constructeur affirme avoir ajouté deux gyroscopes pour parfaire l’équilibre du tout. Il faut dire que la construction est audacieuse : l’équilibre entre la partie avant et la partie arrière, délimitées par l’armature qui supporte les rotors, leurs moteurs et les pales, doit être parfait. Faute de quoi le K22 partira en glissade incontrôlée…

Décollage

Poussez les gaz franchement, vous voilà en l’air. Le K22 semble assez stable au premier abord, il glisse très peu. Ou plutôt, il glisse, mais très lentement. Il est possible de redresser, mais il faut anticiper : les commandes répondent avec un temps de latence. Les moteurs, nous l’avions vu pendant les tests avant le décollage, semblent puissants. Ils le sont, mais là encore l’inertie de l’appareil limite la vitesse ascensionnelle. Les moteurs semblent aussi se fatiguer rapidement : en moins de 2 minutes, ils perdent leur puissance et l’appareil redescend. Il suffit de le poser, d’attendre quelques secondes, et de redécoller pour qu’ils aient retrouvé de la puissance. L’autonomie atteint 8 minutes environ, après quoi le K22 continue à voler pendant 5 bonnes minutes, mais sans parvenir à prendre de l’altitude. Si vous avez assez de place pour le laisser prendre de la vitesse, l’appareil se révèle très véloce. Mais attention : il faut prévoir une longue distance pour le freinage ! Ce n’est pas un appareil que nous conseillons aux débutants, les radiomodélistes expérimentés pourront y voir un challenge pour le pilote. Notez que les chocs et les chutes n’ont pas endommagé l’appareil de manière significative, alors que ces accidents auraient été fatals pour d’autres micro-hélicoptères : il est solide !

Le prix : 119,90 € au lieu de 155 €

 

La fiche technique

Deux rotors de 35 cm de diamètre.

Largeur (rotors compris) de 70,4 cm, longueur de 42 cm, hauteur de 16 cm

Poids de 260 grammes

Deux moteurs 180 carbon brush

Batterie Li-Po de 1000 mAh 7,4V

Deux gyroscopes

Fourni avec un tournevis, un cavalier pour forcer l’appairage avec la radiocommande, et une notice

 

Les plus

Le look

La finition semi-maquette

Le principe du birotor transversal

La solidité

 

Les moins

L’inertie dans les commandes

Les moteurs qui doivent reposer

Le temps de charge

L’autonomie en vol

 

Disponible chez Miniplanes: http://www.miniplanes.fr/helicoptere-rc/debutants-birotors/k22-arttech-rtf-24ghz-p-16608.html

 

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