Test du Art-Tech MD 500

Cet hélicoptère se distingue à deux titres : il assure un vol hyper stable, et la version que nous avons essayée embarque une caméra intégrée dans le cockpit. Le résultat ? Cet hélicoptère est une véritable machine à filmer en vol…

 

Les amateurs éclairés lui trouveront un petit air de famille avec le Eagle Eye d’Art Tech. Rien de plus normal, il partage avec lui sa structure et sa motorisation. L’habillage reproduit la silhouette d’un Hugues MD 500, suffisamment pour qu’on le reconnaisse au premier coup d’œil, mais sans le souci du détail d’une maquette. L’appareil est clairement prévu pour des vols en extérieur : sa taille lui interdit les petits intérieurs, car ses rotors affichent tout de même un diamètre de 45 cm. Entendons-nous bien : techniquement, il est parfaitement capable de voler en intérieur, sa stabilité, nous allons le voir, est exemplaire. Mais il faut être raisonnable, un incident de pilotage est vite arrivé. Dans ce cas, ses rotors ne laisseront pas la moindre chance aux vases de madame. Une fois sa batterie chargée et des piles (8, de type R6/AA) insérées dans la radiocommande en 2,4 GHz, le MD 500 est prêt à l’emploi. Pas besoin de suer sang et eau avec des réglages sans fin, il suffit de pousser le gaz pour que l’hélicoptère décolle et se positionne en vol stationnaire, avec un très léger glissement qui se corrige facilement avec les trims de la radiocommande. Radiocommande que vous pouvez même lâcher si les conditions le permettent (pas d’obstacles autour de vous et aucun vent). Il s’appuie pour cela sur deux rotors contre-rotatifs, une barre de Bell métallique et un gyroscope. Ne restez pas trop près, et surtout ne laissez personne s’approcher : sa bonhommie et sa stabilité mettent (trop) vite le public en confiance.

Hyper stable

Avec ses 4 voies, le MD 500 est capable de monter et descendre, avancer et reculer, tourner à droite et à gauche, réaliser des translations à droite et à gauche. Tout ce dont vous avez besoin pour assurer un pilotage de précision. Les deux moteurs 370 Carbon Brush ont « la patate » : l’appareil décolle et monte vite si vous mettez les gaz, il avance rapidement et tourne sur lui-même très facilement. Seule la translation de côté est moins efficace. En combinant la marche avant et la translation, vous prenez rapidement de la vitesse. Avantage du birotor : l’appareil n’est pas déséquilibré, même lorsqu’il accélère. Voilà qui permet une prise en main rapide et facilite l’apprentissage pour les pilotes en herbe. On s’essaie avec plaisir à des séances d’atterrissage de précision : le MD 500 en est capable ! Le vol dure environ 12 minutes (avec la caméra en route), et la charge de la batterie amovible Li-Po de 7 ,4V 1000mAh prend environ 40 minutes. Comment se comporte-t-il en extérieur ? Tant que le vent est nul ou très faible, aucun souci. Mais les deux rotors supportent mal les rafales de vent, même de faible amplitude.

Vidéo embarquée

La stabilité de l’appareil et la puissance de ses moteurs lui permettent d’arracher du sol les 350 grammes que pèsent l’hélicoptère et sa batterie. Il reste suffisamment de puissance pour emporter une charge de 100 grammes environ. Le modèle que nous avons testé est doté d’une caméra à liaison sans fil (en 2,4 GHz) alimentée par la batterie de l’hélico. Elle filme dans une résolution de 640 x 480 pixels à 25 images par seconde. Le flux vidéo et l’enregistrement audio (simultanés) ne sont pas stockés dans la caméra, mais transmis en temps réel vers un récepteur à brancher sur votre PC. C’est un petit boîtier à connecter sur deux ports USB (l’un pour la connexion, l’autre pour faire office d’alimentation). Un CD-Rom petit format est fourni avec le pilote du boîtier et un logiciel pour gérer la caméra, appelé Speed DVR. Il faut un peu batailler trouver la bonne configuration (sinon l’image reste désespérément en noir et blanc), mais la connexion est immédiate. La mise au point est fixe, la qualité de l’image correcte, sans plus. En liaison directe, sans obstacle donc, le flux est transmis jusqu’à une distance de 5 mètres. Au-delà, la vidéo est ponctuée de parasites, sautille. Bref, elle est difficile à suivre. Question : peut-on pratiquer le FPV avec cet appareil ? Pour mémoire, FPV signifie « First Person View », et signifie en modélisme le fait de piloter en se fiant uniquement à la vidéo transmise en temps réel. Comme si on était assis à la mini place du mini pilote dans le mini hélico… La réponse est non : le flux vidéo est trop sujet à des coupures pour assurer le pilotage. Par ailleurs, le contrôle en FPV n’est à pratiquer que si vous disposez d’une double commande pour vous faire assister en cas de problème par un pilote en mesure de voler à vue – et ce n’est pas le cas du MD 500. Mais le logiciel Speed DVR permet de vous consoler de belle manière : il enregistre en continu, à votre demande, sur votre PC. Vous pouvez ainsi voir et revoir vos évolutions. Le bonus ? Même avec la caméra embarquée, le MD 500 est capable de soulever encore une petite charge. Nous avons fait l’essai : il peut s’accommoder sans souci d’une caméra CamSport Evo Color !

 

L’appareil est fourni avec sa radiocommande 2,4 GHz (mode 1 sur le modèle que nous avons essayé), une batterie Li-Po 7,4V 1000mAh, un chargeur pour la batterie et son adaptateur secteur, le boitier transmetteur de la caméra, des câbles RGB pour la connexion directement sur un téléviseur, un manuel papier pour l’hélicoptère, un manuel papier pour la radiocommande, un manuel papier pour le boitier de la caméra, un CD-Rom d’installation du logiciel de la caméra et un adaptateur-dongle pour forcer l’appairage de la radiocommande.  Le prix de l’ensemble est de 199 €.

Le MD500 est disponible sur Miniplanes: http://www.miniplanes.fr/helicoptere-rc/debutants-birotors/md-500-art-tech-birotor-24ghz-camera-wireless-24ghz-p-28183.html

 

Fiche technique

Autonomie de 12 minutes environ

Diamètre rotors principaux : 45 cm

Longueur x hauteur : 41 x 25 cm

Poids : 350 grammes

4 voies

Radiocommande 2,4 GHz 4 voies

 

Les plus

– La stabilité

– La puissance

– L’autonomie

– La caméra embarquée

Les moins

– Le déplacement en translation

– La qualité de la vidéo

Test réalisé par Fred de Helicomicro.com


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