Test du Graupner Micro Chinook

Cet hélicoptère n’a de micro que son nom ! Réalisée par Graupner, cette réplique du CH-47 Chinook de Boeing est imposante avec une longueur hors rotors de 50 cm. L’original est capable de voler à presque 300 km/h, jusqu’à une altitude de 2600 mètres, avec une autonomie de 2000 km. Qu’en est-il de la version radiocommandée ?

Grand format

Le Micro Chinook de Graupner reproduit plutôt bien la silhouette de cet hélicoptère hors norme, également appelé « banane » en raison de sa forme très caractéristique. Mais ce n’est pas une maquette, l’habillage est sommaire. Suffisant pour faire illusion à distance, mais trop peu détaillé pour séduire de près. La prise en main est surprenante : on s’attend à ce que la carlingue soit solide. Pas du tout : elle se déforme sous les doigts et laisse entrevoir l’armature de l’hélicoptère. Etonnant, mais cette fragilité – toute relative puisque le plastique plie sans rompre – est la garante de la légèreté de l’ensemble. L’armature en question est une épaisse barre de carbone, sur laquelle sont montées des plateformes hébergeant les moteurs à leurs extrémités. Au milieu se trouvent le panier destiné à recevoir la batterie et le centre de commande : récepteur, servos et carte mère. Le train d’atterrissage est constitué de quatre de double-roues (fonctionnelles). Le vol est assuré par deux doubles-rotors contre-rotatifs, pour un total de quatre hélices et donc huit pales. La stabilité repose sur un système de barres de Bell (il y en a deux), épaulé par un gyroscope.

Décollage

La charge de la batterie Li-Po 11,1V 800 mAh effectuée (comptez une quarantaine de minutes), l’appareil est prêt à décoller. Il suffit d’alimenter la radiocommande 2,4 GHz avec quatre piles (AA/R6). Ne poussez pas les gaz trop fort et trop vite : les doubles-rotors sont puissants, l’appareil part immédiatement à la verticale. Il faut dire que l’appareil est doté de quatre moteurs ! En dosant correctement la manette des gaz, vous obtenez un vol stationnaire très satisfaisant, avec très peu de dérive. Laquelle peut être corrigée sur le champ avec l’aide des trims de la radiocommande. Graupner ajoute la mention « indoor » au nom de l’hélicoptère. Bien que le pilotage en intérieur soit possible, il est conseillé (voire indispensable) de disposer d’un espace confortable pour manœuvrer. Mieux vaut évoluer dans un gymnase que dans un salon : le mobilier risque de garder des stigmates très visibles de vols mal gérés. Ce sont en effet deux birotors de 34 centimètres de diamètre qui vrombissent en même temps pour soulever les 235 grammes de l’appareil. L’ascension est rapide, et le Micro Chinook assure de belles reprises pour freiner les descentes. La rotation à droite et à gauche est rapide, mais l’avance, le recul et la translation sont moins efficaces. Le pilotage est pourtant un vrai plaisir : l’appareil, du fait de son poids et de la technologie birotors, fait preuve d’une inertie qui rend le vol réaliste. Autant de près le peu de détails est un peu décevant, autant la silhouette de l’appareil en vol est bluffante. Et en extérieur ? Le Micro Chinook se pilote de manière idéale sans vent. Il peut contrer une petite brise, le décollage étant un peu compliqué : il a tendance à être déstabilisé lorsque les rotors prennent de la vitesse. La solution : décoller dans le sens du vent, et vite en mettant la gomme ! Attention, la prise au vent est forte, l’appareil ne s’accommode pas de bourrasques. L’autonomie est satisfaisante, elle atteint 10 minutes…

Diode bleue

N’essayez pas de rouler au sol : le Micro Chinook de Graupner n’est pas prévu pour cela. Vous risquez de le voir verser sur le côté, et d’endommager ses pales. Difficile aussi de mettre en pratique les figures réalisées par le vrai Chinook, comme le fait de soulever les roues avant ou arrière. La carlingue de l’appareil est parsemée en diodes, sept en tout. Deux blanches à l’avant, une verte à droite, une rouge à gauche, une autre rouge près du rotor arrière. Elles n’ont qu’une vocation : la décoration. Mais la dernière diode, placée entre les rotors, est plus intéressante : lorsqu’elle s’allume en bleu, elle indique que la batterie est déchargée. Il faut alors se poser au plus vite. Pratique ! Un regret ? Les trains d’atterrissage sont fragiles, et difficiles à trouver en pièces détachées. Pour les remplacer, il faut bricoler un peu… Notez que la radiocommande (en mode 1 avec l’appareil que nous avons testé) peut être modifiée assez facilement pour passer en mode 2 (ou 3 ou 4).

En résumé ?

Nous l’avons vu en préambule, le Chinook original imaginé au début des années 60 par Vertol (racheté par Boeing) vole à 300 km/h, monte à 2600 mètres, et son rayon d’action atteint 2000 km. Le modèle radiocommandé de Graupner ne brille par sa vitesse, mais il grimpe particulièrement vite et haut, et son autonomie est satisfaisante… Examen réussi !

Le prix

159,90 €

Fiche technique

Autonomie de 10 minutes environ

Diamètre rotors principaux : 34 cm

Longueur x hauteur : 50 x 26 cm

Poids : 235 grammes

4 voies

Radiocommande 2,4 GHz 4 voies

Les plus

– La stabilité

– La puissance

– L’autonomie

– La diode indicatrice de batterie

Les moins

– Le manque de nervosité en avance/recul et translation

– La fragilité du train d’atterrissage

 

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