Test du Micro Twister Pro de J-Perkins

Avec 42 grammes à peine sur la balance, ce micro hélicoptère marque son terrain de jeu : ce sera à la maison, dans le calme d’un salon ou d’une chambre. Mais que signifie cette mention « Pro » ?

 

A première vue, rien  ne distingue l’appareil des autres modèles de Twister. Il faut y regarder à deux fois, et surtout prendre la télécommande en main pour enfin comprendre pourquoi il mérite son qualificatif de « Pro ». Pour mémoire, le Twister est un micro hélicoptère prévu pour être piloté sans aucune expérience préalable dans le radio modélisme. La finition du Micro Twister Pro est très soignée : on ne voit aucun défaut, ni sur le canopy en plastique, ni sur l’armature en métal, ni sur les pièces animées – en plastique et métal. Le tube de queue est particulièrement épais, et l’impression de solidité qui s’en dégage est renforcée par deux haubans. Les patins, faits de métal, sont fixés à l’armature par du plastique souple. Une conception qui autorise des atterrissages un peu violents sans risque de gros dégâts.

La batterie est intégrée à l’intérieur de l’appareil. On peut l’entrevoir : il suffit de jeter un coup d’œil sur le canopy, à travers la verrière. On y aperçoit cette fameuse batterie, et on peut par la même occasion y lire ses caractéristiques techniques : 180 mAh pour 3,7V. Elle n’est pas amovible, il vous faut donc attendre de recharger entre deux vols du Micro Twister Pro puisque vous ne pouvez pas brancher l’une après l’autre des batteries additionnelles. La recharge, justement repose sur un tout petit connecteur situé sur le flanc gauche de l’appareil. Elle peut être initiée de deux manières : soit en connectant le câble intégré dans la télécommande – l’énergie provient dans ce cas des piles embarquées dans la télécommande, soit en connectant le câble USB sur un PC, un Mac (ou toute autre source d’énergie en USB). Pour assurer une charge complète, comptez environ 29 minutes. La télécommande, justement, est de forme ronde. Entièrement en plastique, elle a ce petit air de famille avec le vaisseau de Goldorak, avec sa forme ronde et sa pointe proéminente rouge. Laquelle protège la cellule infrarouge qui émet en direction de l’hélicoptère (sa diode de réception est placée sous l’appareil). La télécommande est en Mode 2 : les gaz se trouvent à gauche, les deux autres voies monopolisent la manette de droite. Il n’y a pas de moyen simple de modifier la radiocommande pour la passer en Mode 1. Si l’hélicoptère a tendance à dévier vers la droite ou la gauche, vous pouvez corriger en actionnant la molette de trim. Idéal pour que le Micro Twister Pro reste en vol stationnaire sans toucher à la télécommande. Ou presque. Car la manette des gaz est maintenue vers le bas par un ressort. Ce qui signifie que vous devez exercer une pression constante pour rester en altitude, et que vous ne pouvez pas lâcher la radiocommande sous peine de voir l’appareil s’écraser au sol. Un interrupteur permet de choisir une fréquence parmi  trois disponibles, et ainsi voler en compagnie de deux autres pilotes de Micro Twister Pro. Ou d’autres modèles similaires, comme le Micro Twister. Un autre interrupteur permet de choisir le mode « Beg » ou « Adv ». Les anglophiles ont reconnu les modes « Beginner » (débutant) et « Advanced » (avancé). Quel est l’effet sur le pilotage ?

Donnez un coup de gaz : l’appareil prend rapidement de l’altitude, tout en restant très stable. Le premier constat est engageant, puisque l’appareil se place de lui-même en vol stationnaire. Pour corriger une éventuelle rotation sur lui-même, il suffit d’actionner la molette du trim. Les pilotes débutants peuvent donc décoller sans craindre un premier vol difficile. Bien au contraire, le Micro Twister Pro se révèle sécurisant. Les commandes répondent au quart de tour, même si elles ne sont pas d’une grande vivacité, encore moins d’une grande amplitude. En poussant l’interrupteur vers la position « Adv », vous passez à des choses plus sérieuses : le constructeur promet un pilotage plus vif, destiné aux pros. Vous pouvez changer de mode pendant le vol, sans craindre de crash. Mais ne vous attendez pas à prendre les commandes d’une Ferrari simplement en changeant de mode. Les commandes font simplement preuve d’une plus grande amplitude, et l’hélicoptère évolue un peu plus rapidement. Même si vous êtes débutant, il est peu probable que ce mode avancé vous mette en difficulté. « Pro » ? Pas vraiment, mais « Plus fun », c’est certain. La batterie assure un vol de 9 minutes (en mode « Pro ») : c’est une performance excellente si on la compare à celle d’appareils concurrents

Le prix

40 €

 

Fiche technique

Prévu pour des vols en intérieur, même avec très peu d’espace pour évoluer
Charge via la télécommande ou un câble USB, en moins de 30 minutes
Autonomie de 9 minutes
Fonctionne en 3 voies (haut, bas, avant, arrière, droite, gauche,)
Télécommande infrarouge Mode 2
Birotor, avec stabilité assurée par une barre de Bell et un gyroscope
Disponible en coloris vert, rouge et bleu
Livré avec un mini tournevis, deux pales de rechange pour le rotor principal, et deux hélices de rechange pour le rotor de queue
La longueur (hors pales) est de 20 cm. La hauteur est de 9,5 cm. Le diamètre des pales est de 17 cm
Poids de 42 grammes

 

Les plus

– La stabilité

– La recharge en USB

– La solidité

– Les modes « Beg » et « Adv »

– L’autonomie

– Le prix

 

Les moins

– La batterie intégrée

– La télécommande infrarouge

– Le manque de puissance, même en mode « Adv »

– La fragilité des fils électriques des moteurs principaux

– La technologie MOPS trop peu efficace

Test réalisé par Fred de helicomicro.com


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